Parce qu'il est 23h un jeudi 10 juillet et que je tombe sur :
"On s'accroche. C'est un fait. Ceux qui ne font plus partie de nos vies s'arrangent pour y perdurer, quoi qu'il se passe. Et pourtant, on change, on change avec le temps, et pas qu'un peu, mais on refuse de l'admettre. On meuble les conversations, on parle, on parle, pour ne pas se rendre compte qu'en fait, on n'a plus rien à se dire. On ne se rend pas compte que si l'on appelle pas, pendant des mois, l'autre ne s'en apercevra même pas, parce que ça fait longtemps qu'il nous a oublié, parce qu'on ne compte plus pour lui, mais ça, c'est impensable n'est ce pas ? Alors on rappelle, on se raccroche à la moindre chose qui pourrait nous rapprocher, et on parle, encore. On se tient au courant, oui, ça c'est important, pour avoir l'illusion que tout ça fait ( encore ) partie de notre vie, alors on rentre l'adresse Internet, celle là, précisément, parce que, oui, quelle question, on la connaît, on l'a retenue, sans le vouloir, ça c'est fait comme ça, parce que c'est la seule chose qui peut encore nous montrer ce qu'il se passe dans sa vie, dans leur vie, et qu'on a envie de savoir, même si on dit qu'on s'en fout, que tout ça n'a plus d'importance, qu'on a oublié depuis bien longtemps, qu'on s'y est "fait". On refuse de tourner la page, alors on tourne en rond, on se renvoie la faute, on n'en finit pas de sous entendus."
Et là je me dis c'est trop vrai. [pour mon cas en tout cas] Tu ne veux pas voir la réalité en face. Que c'est terminé. Qu'il faut parfois tourner des pages. Des fois même des livres. Tu te souviens des bons moments. Tu ne sais pas s'il faut avancer sans eux. Ne plus donner de nouvelles. [en faite tu le sais mais tu as peur de ne pas pouvoir vivre sans eux] Ou bien au contraire. Tu sens qu'ils s'éloignent alors tu téléphones tous les jours, vous racontant vos journées. Ou alors tu attends qu'ils téléphonent, et tu attends, et tu attends, [là c'est bon lâche l'affaire]. Sinon tu peux tenter d'organiser des rencontres qui ne se réalisent jamais [vos emplois du temps différant]. Alors tu attends que ce soit EUX qui les organisent, et tu attends, et tu attends... J'oubliais le jeu du "on se renvoie la faute", j'y ai tellement joué:...tu m'appelles plus, c'est tout le tant moi et vice versa. Pfiou.
Bref moi je pense qu'il faut laisser les choses faire [mais c'est dur si comme moi tu t'attaches trop aux gens]. après tout ce qui doit arriver arrivera. Si tu veux te faire du mal accroche toi aux souvenirs et appelle, rappelle et réappelle. Et au fur et à mesure des appels, soit tu te rends compte que vous n'avez plus rien en commun [à base de « meublement » de conversations !]. Soit vous avez de plus en plus de choses en commun, vous réussissez à garder le contact [un vrai contact pas le « bonne année annuelle » !] et pis tout se passe bien dans le meilleur des mondes ; Tous les gens que tu as rencontré et aimé dans ta vie reste avec toi jusqu'au restant de tes jours.
Và c'est le bonheur ? En tout cas c'est la vie !